nortasuna & askatasuna

31 mars 2005

INTERVIEW DE NOAM CHOMSKY

Noam Chomsky , professeur à l’université du Massachusetts Institute of Technology, fondateur des sciences modernes de linguistique et militant politique, est un des moteurs de l’anti-impérialisme aux États-Unis. Le 21 mars, il a discuté une demi-heure avec V. K. Ramachandran sur la guerre contre l’Irak

Image Hosted by ImageShack.us

V. K. Ramachandran : Est-ce que l’agression contre l’Irak représente la continuation de la politique internationale des États-Unis de ces dernières années ou s’agit-il d’une nouvelle étape dans cette politique ?

Noam Chomsky : Il s’agit d’une étape tout à fait nouvelle. Il y a eu des précédents, mais la situation est néanmoins nouvelle. Cette guerre doit être perçue comme un test. L’Irak est perçue comme une cible très facile et sans défense. Ils présument, probablement à raison, que la société s’effondrera, que les soldats se rendront et que les États-Unis prendront le contrôle du pays et mettront en place un régime de leur choix et installeront des bases militaires.

Après ils passeront à des cas plus coriaces. La prochaine étape pourrait être la région des Andes, ou l’Iran, ou peut-être ailleurs. Ce test est destiné à tenter d’établir ce que les États-Unis appellent une “nouvelle norme” dans les relations internationales. La nouvelle norme est la “guerre préventive". Vous noterez que les nouvelles normes sont établies uniquement par les États-Unis. Ainsi, par exemple, lorsque l’Inde envahit l’est du Pakistan pour faire cesser des massacres, elle n’avait pas établi une nouvelle norme d’intervention humanitaire, parce que l’Inde était dans le mauvais camp et, de plus, les États-Unis étaient nettement opposés à l’action. Il ne s’agit pas d’une frappe préventive, la différence est primordiale.

Une frappe préventive a un sens. Par exemple, si des avions traversent l’Atlantique pour bombarder les États-Unis, les États-Unis peuvent les abattre avant même qu’une bombe ne soit lâchée et attaquer les bases d’où les avions ont décollé. La frappe préventive est la réponse à une attaque en cours ou imminente. La doctrine de guerre préventive est totalement différente et signifie que les États-Unis - et eux seuls - ont le droit d’attaquer tout pays qu’ils estiment être un concurrent potentiel. Alors si les États-Unis affirment, quelles que soient les raisons, que quelqu’un représente une menace, alors ils sont en droit de l’attaquer.

La doctrine d’une guerre préventive fut annoncée explicitement dans la National Security Strategy au mois de septembre (2002). Ce rapport a provoqué des remous dans le monde entier, y compris parmi la classe
politique des États-Unis, ici même où, il faut le dire, l’opposition à la guerre est inhabituellement forte. Le rapport disait que les États-Unis allaient gouverner le monde par la force, qui est le domaine - et le seul domaine - où ils dominent.

De plus, ils allaient le faire sur une durée indéterminée, parce que si une concurrence à la domination des États-Unis surgissait, les États-Unis la détruirait avant qu’elle ne représente une menace. L’Irak est le premier cas de l’application de cette doctrine. Si l’opération réussit, et on peut penser que ce sera le cas, parce que la cible est sans défense, alors les législateurs internationaux et les intellectuels Occidentaux parleront d’une nouvelle norme dans les affaires internationales. Il est important d’établir une telle norme si vous espérez gouverner le monde par la force dans un avenir proche. Il y a eu des précédents, mais très rares.

Je voudrais en mentionner un, juste pour montrer combien le chemin est étroit. En 1963, Dean Acheson, qui était un homme d’état très respecté et conseiller de l’Administration Kennedy, a donné un important discours devant la American Society of International Law, dans lequel il justifiait les attaques états-uniennes contre Cuba. L’attaque par l’administration Kennedy de Cuba était un acte à grande échelle de terrorisme international et de guerre économique. Le moment choisi est intéressant - juste après la crise des missiles, lorsque le monde était au bord d’une guerre nucléaire.

Dans son intervention, Acheson affirma qu’il n’était pas question de parler de “droit” lorsque les États-Unis répondaient à une remise en cause de leur “pouvoir, position ou prestige", ou quelque chose comme ça. Cela fait aussi partie de la doctrine Bush. Acheson était une figure importante, mais ce qu’il disait ne représentait pas la politique officielle du gouvernement dans la période de l’après-guerre. A présent il s’agit d’une politique officielle et nous assistons à sa première mise en application. Il s’agit de créer un précédent pour le futur.

De telles “normes” n’ont de valeur que lorsqu’une puissance occidentale agit, pas les autres. Cela fait partie de la culture occidentale, qui puise ses sources dans des siècles d’impérialisme et qui est si profond qu’il en devient inconscient. Je crois donc que cette guerre est une nouvelle étape importante, et c’est bien comme ça qu’ils la voient.

Posté par Giorgio Freda à 20:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
27 mars 2005

L ARGENTINE DIT NON AU FMI !

L’arbitre est resté sur la touche. Pire, en assistant hier à l’annonce des résultats de la restructuration de la dette argentine, le Fonds monétaire international (FMI) a été ravalé au rang de simple public. Un désastre quand on se rappelle que ce défaut, le plus important de l’histoire des faillites d’Etat, devait être l’occasion de tester les institutions multilatérales.

Image Hosted by ImageShack.us

C’est en effet la solidité de ces dernières qui a justifié, il y a deux ans, l’enterrement de l’idée d’un «tribunal de la faillite». Cette instance – censée imposer aux créanciers un accord voté à la majorité qualifiée – a été rejetée par les Etats-Unis, les multinationales financières et les grands pays émergents au prétexte qu’un accord à l’amiable constituait un cadre moins rigide. La «bonne foi» des parties aurait fait le reste, sous le regard bienveillant du FMI.

Pourtant, s’il a été beaucoup question de «bonne foi» dans les discours du FMI, l’institution, tenue à l’écart de la négociation, a préféré ne pas préciser ce qu’une expression aussi vague camouflait. «Au fur et à mesure que Buenos Aires élaborait son offre dans son coin, nous avons laissé entendre que le concept de bonne foi serait défini a posteriori», enrage un fonctionnaire du Fonds. En clair, le marché décidera seul de la validité du coup de poker argentin.

La marginalisation du gendarme monétaire international a ses explications. D’une part, sa position de juge et partie : son laxisme l’a conduit à prêter au pays sud-américain près de 15 milliards de dollars, la troisième ardoise après le Brésil et la Turquie. Plus lucide que le reste des créanciers sur la capacité de paiement de Buenos Aires, le FMI a tout intérêt à ce que le secteur privé concentre l’essentiel des pertes pour être remboursé rubis sur ongle. La direction du Fonds a par ailleurs accumulé sur le cas argentin toutes les erreurs possibles, entre complaisance et mauvaise gestion, comme l’a reconnu cet été un rapport de son bureau d’évaluation.

L’institution a été inutilement dure avec l’Argentine quand celle-ci sombrait en plein chaos social (en 2002 et 2003), et, presque saisie d’un sentiment de culpabilité, d’une tolérance désarmante par la suite. «Le Fonds a perdu toute sa crédibilité», résume un banquier spécialiste des défauts souverains.

Or, il n’est pas du tout sûr que le cas argentin soit une exception. En abandonnant son statut d’arbitre des années 80, le FMI perd la légitimité d’imposer ensuite une «bonne politique économique» censée assurer le respect de la restructuration. «Le FMI progresse vers un statut de think tank économique et de prêteur inconditionnel car il est de moins en moins capable de faire respecter une quelconque conditionnalité», analyse Jérôme Sgard, chercheur au Centre d’études prospectives et d’informations internationales. Et il n’y a aucune raison pour que cela change. «Malheureusement, les grandes banques sortent presque indemnes de cette affaire, se désole un fonctionnaire du FMI. Ceux qui ont le plus perdu sont les petits épargnants, et ils n’ont pas le moindre pouvoir de lobbying.»

Source: Figaro économie

Posté par Giorgio Freda à 21:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

GUILLAUME SARKOZY , OH OUI !

Actuel n° 3 du Medef, Guillaume Sarközy, président de l’Union des industries textiles, avait toutes les chances pour succéder à Antoine Seillière, comme président du Medef. La rumeur assure que son frère, le président de l’UMP Nicolas Sarközy lui a demandé de décliner afin de ne pas amoindrir ses chances à l’élection présidentielle et de ne pas apparaître comme le représentant du “grand patronat”.

Source: Faits et documents

Image Hosted by ImageShack.us

Posté par Giorgio Freda à 21:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

LABORATOIRES ET PROFITS FINANCIERS

La croissance naturelle du marché du médicament a contribué à la hausse mécanique des résultats. Les laboratoires sont néanmoins conscients que les conditions de leur activité changent : le public exige une sécurité renforcée et les visas pour les nouveaux produits sont moins fréquents.

L’année 2004, sans être un cru exceptionnel, a confirmé l’extrême profitabilité de la plupart des grands laboratoires pharmaceutiques et leur énorme capacité de résistance aux difficultés du moment.

Image Hosted by ImageShack.us
Incontestablement, la période n’est pas simple : l’érosion programmée du portefeuille de brevets, la montée en puissance du risque générique, la difficulté de trouver de nouveaux médicaments capables de compenser la perte des plus anciens, la réduction des prix de vente sur presque tous les grands marchés du monde du fait de la volonté des gouvernements de comprimer les dépenses de soins, l’exigence croissante de sécurité du public vis-à-vis des médicaments et le durcissement des conditions d’autorisations de mise sur le marché qui en découle sont autant d’éléments qui compliquent la vie des laboratoires.

Malgré tout cela, les laboratoires ont continué à engranger des bénéfices confortables. Vieillissement de la population mondiale oblige, le nombre de malades et de consommateurs de médicaments va croissant.

Dans ce contexte, pourtant peu porteur, les bénéfices de Pfizer, numéro un mondial du secteur, ont explosé de 191 %, à 11,36 milliards de dollars (8,75 milliards d’euros). Ses ventes ont augmenté de 17 %, à 52,51 milliards de dollars. GlaxoSmithKline, numéro deux avec 20,3 milliards de livres de chiffre d’affaires (29 milliards d’euros), a gagné plus de 6 milliards de livres en 2004. Sanofi-Aventis, désormais au troisième rang, a dégagé un profit de 5,247 milliards d’euros en 2004, pour un chiffre d’affaires de 25,418 milliards d’euros (+ 4,6%). Les Suisses Novartis et Roche réalisent aussi d’excellentes années. Le premier a dégagé un résultat net de 5,7 milliards de dollars (4,4 milliards d’euros), le second de 6,6 milliards de francs suisses (4,2 milliards d’euros).

Même Merck gagne encore 5,8 milliards de dollars (4,42 milliards d’euros), contre 6,6 milliards de dollars en 2003, avec des ventes quasiment stables à 22,9 milliards de dollars. Et pourtant, l’année a été calamiteuse pour le laboratoire américain. Fin 2003, il a dû renoncer à deux molécules prometteuses contre le diabète et la dépression, aux effets secondaires désastreux. Surtout, le retrait du marché mondial de l’anti-inflammatoire Vioxx, en septembre 2004, lui a coûté 11 % de son chiffre d’affaires et un tiers de sa capitalisation boursière.

L’allemand Bayer, que l’on croyait marginalisé après le retrait calamiteux de son anticholestérol Lipobay-Baycol - responsable de plusieurs morts aux Etats Unis -, reste, lui aussi, en pleine forme : il a annoncé, mercredi 2 mars, un bénéfice net de 603 millions d’euros en 2004… contre une perte de 1,3 milliard d’euros en 2003.

AstraZeneca aussi a connu de nombreux soucis. Il s’est vu refuser l’homologation de l’Exanta, un anticoagulant sur lequel il fondait de grands espoirs, et de récentes études ont jeté le doute sur l’efficacité de l’anticancéreux Iressa, qu’il commercialise. Le laboratoire a pourtant gagné plus d’argent en 2004 qu’en 2003 : 3,8 milliards de dollars, contre 3 milliards.

Ces bons résultats ne doivent cependant pas occulter le fait que le déséquilibre entre l’industrie du générique et l’industrie pharmaceutique classique s’accroît. Aujourd’hui, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Allemagne et même en France, la croissance moyenne du chiffre d’affaires des grands laboratoires est souvent inférieure à celle du marché pharmaceutique. “Cinq à sept points en moins pour les groupes européens en 2004?, remarque une étude de Citigroup.

Mais le grignotage générique est inégalement subi : il touche plus durement ceux qui peinent à mettre sur le marché de nouveaux médicaments. GlaxoSmithKline a perdu 1,5 milliard de livres de chiffre d’affaires en 2004 avec la tombée de ses droits Paxil et Wellbutrin (antidépresseurs). De ce fait, il perdra encore plus de 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2005, mais le lancement d’un vaccin révolutionnaire contre le cancer du col de l’utérus, BMS, pourrait lui permettre de se rattraper.

LE RETRAIT DU VIOXX

Eli Lilly et Astrazeneca ont vu, eux aussi, des portions de chiffre d’affaires supérieures à 2 milliards de dollars - Prozac, Losec… - grignotées par les fabricants de génériques sur le marché américain.

L’année 2004 restera également marquée par ce que les analystes d’Ixis Securities ont appelé un “vent de panique” qui a soufflé depuis septembre sur la pharmacie. Le retrait volontaire du Vioxx du marché mondial par Merck a nourri la méfiance des consommateurs contre l’industrie pharmaceutique en général et d’autres médicaments en particulier, comme le Celebrex ou le Crestor. Les tribunaux trancheront quant au fait de savoir si l’américain a agi à temps.

En attendant, l’intégrité des autorités sanitaires aux Etats-Unis et en Europe a été mise en cause. Les grandes agences du médicament ont été accusées de préférer les intérêts des laboratoires à la sécurité des patients. Cette crise morale devrait, selon certains patrons, se traduire par un inévitable raidissement des autorités sanitaires. Ce qui permet à une nouvelle théorie de voir le jour : ce n’est plus l’industrie qui peine à accoucher de nouveaux médicaments, mais le goulet réglementaire qui s’est considérablement rétréci.

Yves Mamou pour Le Monde

Posté par Giorgio Freda à 21:06 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

LE SYSTEME DETRUIT LA NATURE ! DETRUSIONS LE SYSTEME POUR PROTEGER LA NATURE !

Le tribunal correctionnel de Brest a condamné hier les commandants de deux navires, soupçonnés de pollution volontaire en mer au cours de l’été dernier, à des amendes de 300 000 et 250 000 euros.

La première touche le capitaine polonais du Silver Pearl, poursuivi pour pollution volontaire en mer, fin août, au large de l’île d’Yeu. Le tribunal a estimé que 90 % de l’amende, soit 270 000 euros, devaient être laissés à la charge de l’armateur, une société italienne. La seconde vise le capitaine de l’espagnol Casablanca, soupçonné de pollution volontaire au large de la Bretagne au mois de juillet dernier. Là aussi, l’armateur (allemand) devra acquitter 90 % de l’amende.

Source: Libération

Image Hosted by ImageShack.us

Posté par Giorgio Freda à 21:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Kyoto ouvre l’ère des droits à polluer

Alors que le protocole de Kyoto entre en vigueur le 16 février, l’Union européenne a choisi un système bien particulier pour atteindre les objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre: les bourses d’échange de droits à polluer.

Image Hosted by ImageShack.usAprès sept ans de valses-hésitations, le protocole de Kyoto entre enfin dans la réalité. Un accouchement dans la douleur, alors les Etats-Unis et l’Australie refusent toujours de signer ce texte qui ne doit son entrée en vigueur qu’au récent ralliement de la Russie. Et pourtant, ce protocole n’est qu’un ” premier pas ” car ” il nous faut prendre conscience qu’il ne suffit pas à régler le problème ” du réchauffement de la planète, selon l’aveu même de la plus haute responsable de l’ONU pour le climat, Joke Waller-Hunter.

Adopté sous l’égide de l’ONU, l’accord impose à 34 pays industriels, sur les 141 signataires du protocole, de réduire leurs rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Une baisse de 5,2% d’ici 2012 par rapport aux émissions de 1990. Pour arriver à ce résultat global, les quotas sont différents selon les pays : -8 % pour l’Union Européenne, -15 % pour la Russie, ou -6 % pour le Japon. D’autres pays auront le droit d’augmenter leurs rejets mais dans une proportion inférieure à celle qu’ils auraient voulu réaliser. C’est le cas de la Norvège, +1% ou de l’Islande, +10%.

Pour atteindre ses objectifs, l’Europe a préféré mettre en place un système de ” droits à polluer ” répartis entre les différentes entreprises de chaque pays.

Une mesure moins coûteuse que les autres solutions possibles, selon Cédric Philibert, administrateur de la division de l’Energie et de l’environnement pour l’Agence Internationale de l’Energie. ” L’intérêt c’est d’arriver au coût le plus bas possible, explique-t-il à Lexpansion.com.

Par rapport à l’instauration de taxes et même de normes, ce système d’échange de permis devrait permettre aux entreprises de diviser par deux le coût des objectifs de réduction d’émission “. Cette solution est d’autant plus acceptable qu’il s’agit de contrôler le CO2, polluant à échelle global. S’il s’était agi d’un polluant local cela aurait été plus difficile. Selon l’expert, le fait d’attribuer gratuitement ces quotas devrait également permettre aux entreprises de préserver leur compétitivité sachant que des entreprises concurrentes, dans d’autres pays, ne sont pas soumises à ces contraintes.

Posté par Giorgio Freda à 21:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

TOUJOURS PLUS DE LOBOTOMISATION...

Selon l’étude Ad Barometer, les dépenses publicitaires sur les sept plus grands marchés mondiaux ont cru de +6% en 2004 pour atteindre 248 Mds d’euros, soit un montant supérieur au précédent pic historique de l’année 2000.

Cette estimation a été revue à la hausse par rapport à sa prévision d’octobre (+5,3%). Tous les pays profitent en 2004 d’une véritable reprise indique l’étude. Les Etats-Unis “tirent” le marché à +7,1%, mais l’Europe réalise un bon résultat à +4,4% et le Japon sort de la récession avec un honorable +3,9%, tandis que la France se situe légèrement sous la moyenne européenne (+4,0%). L’Ad Barometer anticipe une croissance internationale de +3,3% pour 2005.

Image Hosted by ImageShack.us

Posté par Giorgio Freda à 21:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

OCCUPATION D EDF EN CORSE

Suite aux agissements de EDF en Corse, La Ghjuventù Indipendentista a occupé les locaux de ce groupe à Corti le mardi 9 mars. Voici le communiqué dans son intégralité.

Image Hosted by ImageShack.us

Nous assistons depuis plus d’une semaine à une représentation concrète de l’intérêt que porte la France à la Corse par le biais de l’action d’EDF sur l’île. Les coupures de courant à répétition ont ébranlé la vie quotidienne et l’économie insulaire. Mais alors que nous sommes tous touchés par cette crise, certains s’en sortent bien, car sont épargnés les préfectures, gendarmeries, et logements de fonction de fonctionnaires. Donc l’occupation française en Corse et ses serviteurs les plus zélés bénéficient de traitements de faveurs, à l’image des colons au temps des colonies. Et nous, Corses, « pauvres colonisés », payons encore une fois notre nationalité française en vivant sur une île au cœur de l’Europe où au 21ième siècle même l’électricité est un luxe. Alors que nous étions économiquement et démocratiquement en avance sur la France à l’heure où la Corse était indépendante.

EDF, appuyé par l’état français, et ses représentants locaux, gère de façon irresponsable la politique énergétique de la Corse. Elle délaisse la gestion de l’eau, l’implantation d’éoliennes, l’énergie solaire… qui sont des énergies renouvelables qui s’inscrivent dans une politique développement durable de notre pays et qui s’appuient sur des ressources qui sont quasiment inépuisables sur notre île ; pour favoriser un développement qui s’appuie sur des moyens polluants et qui nécessitent des carburants dont nous ne disposons pas accentuant ainsi un peu plus notre dépendance énergétique.

Image Hosted by ImageShack.us

Qu’EDF arrête de nous prendre pour ce que nous ne sommes pas. Nous sommes bien conscients de ce qui est train de se passer. Après nous avoir empoisonné depuis des années avec les cheminées du Vaziu. EDF nous impose une vie rythmée par des coupures de courant paralysant ainsi la vie insulaire.

Nous ne sommes pas dupes, la seule vague de froid, et l’utilisation massive de l’électricité pour se chauffer qu’elle induit, ne peut être l’unique raison de cette situation. Comment fait alors EDF pour subvenir aux besoins des millions de touristes qui sont présents sur notre île durant la saison estivale, s’ajoutant à notre population et occasionnant une consommation d’énergie très importante (climatisation, nombreux commerces, hôtels et restaurants).

Ce qui nous amène donc sur les véritables raisons qui conduisent EDF à agir de la sorte. D’une part, cette situation de « pénurie » énergétique peut aider la direction d’EDF à justifier sa politique et à continuer à utiliser ses moyens de productions polluants et tant décriés ces derniers mois sous le couvert de l’intérêt général.

D’autre part, il ne nous étonnerait pas que dans les mois ou les semaines à venir on nous propose un grand projet énergétique et salvateur pour notre île. Et qui serait présenté comme la seule alternative. Nous poussant une fois encore à accepter n’importe quel développement, sans aucune réflexion de fond, notamment concernant l’écologie et la santé des habitants.

N’acceptant pas le sous développement chronique de notre pays, mais aussi conscient des véritables enjeux avenir pour la jeunesse de notre pays, nous protestons par cette action symbolique contre la politique d’EDF en Corse. Et nous exigeons avec force, de la part des pouvoirs publics et de la collectivité territoriale qu’ils s’engagent dans une véritable politique des énergies renouvelables et du développement durable. Politique qui doit nous garantir dans le temps une plus grande indépendance énergétique.

Posté par Giorgio Freda à 20:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

CASSEZ VOS TELEVISIONS !

Bien sûr, la télévision est polluante à fabriquer, à faire fonctionner, puis comme déchet, mais surtout, par nature, elle conduit à la passivité. Elle est le média de la communication superficielle, simplificatrice, n’acceptant que les discours binaires.

Elle est l’outil de régression des masses dont ont besoin les publicitaires et les industriels pour réduire les êtres humains à l’état de consommateurs. Refuser la télé ? Extrémistes ! Le discours de la libération et de la résistance est immanquablement psychiatrisé par les chiens de garde de l’ordre marchand. Les personnes libres sont la grande terreur du système. La Semaine sans télé : une bonne occasion de jeter l’œil qui vous surveille et formate vos enfants en moyenne 3 h 30 par jour. Alors… Debout, le monde a besoin de nous pour le transformer. Pour le sauver.

www.casseursdepub.org

Image Hosted by ImageShack.us

Posté par Giorgio Freda à 20:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

L INCROYABLE INDECENCE DU LIBERALISME

La France va mal mais son économie va bien…


…Ou du moins une partie de son économie, celle des grandes entreprises, internationalisée, largement dématérialisée et surtout totalement déshumanisée. Comment ne pas être sous le choc de la diffusion des résultats mirifiques des principales entreprises « françaises » ?

Comment masquer son dégoût face aux sommes astronomiques ( 9 milliards d’euros de bénéfices pour Total, 3,6 milliards pour l’Oréal, 4,5 milliards pour BNP Paribas…) engrangées par ces sociétés et qui ne bénéficient en rien, ou si peu, à un pays au chômage toujours croissant, à la précarité et à la récession sociale persistantes ?

Comment ne pas serrer les poings de rage en comparant l’augmentation exponentielle des revenus de l’actionnariat, fruits de la spéculation, et la pression continuelle à la baisse sur les salaires, fruits du travail ?

Si les syndicats n’étaient pas devenus de simples syndics de gestion d’intérêts catégoriels, conservateurs et complices d’un système qui les nourrit grassement, on pourrait bel et bien être tenté de courir prendre sa carte à la CGT !

Beaucoup plus fondamental et révélateur des tares du système que l’anecdotique « affaire Gaymard », énième palinodie profiteuse d’un personnel politique dont on attend plus rien d’autre que le franchissement d’un nouveau palier dans le minable et le nauséeux, l’annonce des résultats ultra-bénéficiaires des grandes entreprises dites françaises est un véritable crachat au visage de tout un peuple qui s’enfonce chaque année un peu plus dans l’anémie économique et l’anomie sociale qu’elle engendre.

Même la « gauche », après avoir poussé les quelques cris de vierge effarouchée d’usage, ne s’est pas appesantie sur cet obscène déballage. L’hallali contre le vrai-faux gendre idéal Gaymard est bien plus facile et sans conséquence (d’autant qu’elle permet à tous les thuriféraires de l’enculage obligatoire de se défouler sur cet abject anachronisme qu’est une famille catholique nombreuse…) qu’une remise en cause drastique d’un système que les tenants rosâtres du « socialisme à la française » ont parfaitement intégré.

De plus tous ces zouaves démocrasseux savent pertinemment qu’au delà des déclarations lacrymalement démagogiques, seul un pouvoir fort au niveau européen pourra imposer les mesures bornant la boulimie capitalisto-libérale; mesures qui seront autoritaires ou qui resteront, dans le contexte ploutocratique actuelle, lettres mortes tant est prégnant le pouvoir d’influence, de subornation (traduction de « lobbying »), de corruption et même de terreur des maîtres de la spéculation mondialisée. Pour s’en convaincre, il suffit de penser au sort de la fameuse « Taxe Tobin », qui pourtant, au final, n’était qu’une mesurette sans grande portée sur la globalité de la superstructure économico-financière.

Mais la Forme-Capital, devenue hégémonique depuis l’auto-effondrement communiste, ne veut plus rien lâcher, même pas des miettes. Ce n’est donc évidemment pas par de beaux discours « socialisants », jamais suivis d’effets, que l’on remettra l’économie au service du peuple, mais par la ferme volonté d’hommes et de femmes enracinés et soucieux de leur communauté qui imposeront leurs exigences au délire libéral.

Pour replacer l’outil économique à sa juste place, les premières mesures à prendre sont sans conteste les suivantes :

- Plafonnement législatif des revenus des dividendes.
- Mise en place d’un impôt social sur les bénéfices
- Fermeture du marché intérieur européen aux entreprises délocalisant leurs activités

Aussi éloignée des chimères mortifères marxistes que des névroses matérialistes libérales : la voie européenne, sociale et identitaire !

Source: Les Identitaires

Posté par Giorgio Freda à 20:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]