14 février 2005

Entretien avec Franck VIDAL, Président de Droit de Chasse

 

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Pourquoi Droit de Chasse ?

Pour défendre la chasse car le CPNT a déserté le terrain pour faire de la politique dans les salons parisiens.

Pourtant vous êtes un ancien adhérent du CPNT?

Image Hosted by ImageShack.usC’est exact, j’ai adhéré au CPNT (carte n° 56962) comme plusieurs de mes amis pensant que c’était la solution face aux menaces qui pesaient sur les libertés de chasse. Mais, comme beaucoup de chasseurs, nous avons été très déçus. C’est la raison pour laquelle, un groupe de jeunes chasseurs Provençaux, déterminés, ont quitté le CPNT pour fonder DDC, l’association Droit de Chasse.

Quels sont les objectifs de Droit de Chasse ?

C’est avant tout pour peser sur les décideurs politiques. Face aux technocrates européens qui n’hésitent pas à remettre en cause des traditions pourtant très anciennes, nous sommes fiers de nos actions. Ils ont vite compris que nous étions efficaces, déterminés, rassembleurs et surtout, que nous étions les seuls sur le terrain!

Quand on voit la mobilisation des forces de l’ordre lors de nos manifestations, c’est bien la preuve que nous sommes pris au sérieux. Notre principale préoccupation concerne les dates d’ouverture et de fermeture des gibiers migrateurs.

La bataille des dates d’ouverture et de fermeture, est-ce important ?

Oui, nous voulons chasser quand le gibier est là, pas quand il est parti en Afrique. De très nombreux chasseurs aux gibiers d’eau et aux migrateurs sont des chasseurs aux revenus modestes qui ne seront jamais les clients des agences de voyages de chasse à l’étranger. Pour eux, l’exercice de la chasse, c’est l’un des derniers espaces de liberté. Moi, je chasse sur les bords de l’Etang de Berre dans les Bouches-du-Rhône.

Avec l’ouverture au 1er septembre, inutile de vous dire que je n’ai aucune chance de voir une sarcelle d’été. Pour la chasser, je devrais débourser l’équivalent de deux mois de salaire pour me rendre par exemple au Sénégal et chasser ce canard sur sa zone d’hivernage ce qui n’est pas mieux pour l’espèce.

A la tribune de l’Assemblée Nationale, les députés des Verts ont traité DDC « d’extrême chasse », comment réagissez-vous ?

C’est une étiquette qu’on nous a collée. Nous avons fait beaucoup parler de la défense de la chasse populaire par de très nombreuses actions médiatiques dont certaines étaient qualifiées de « musclées » ou de spectaculaires. Et il faut bien le dire, nous avons du faire face pendant les élections, à une campagne de diabolisation orchestrée par certains qui n’acceptaient pas de partager leur gâteau électoral.

Nous étions d’après eux, le faux nez ou le sous-marin du FN ou du MNR. Ensuite, nous étions à la botte du RPR et plus tard de l’UMP. Il est vrai que nous dérangeons ceux qui pensent aujourd’hui plus à préserver leur siége d’élu et leurs privilèges que défendre la chasse et les chasseurs français.

Je crois que vous souhaitez clarifier les choses une fois pour toutes ?

Droit de Chasse est un mouvement libre et indépendant qui regroupe des chasseurs issus de tous les milieux sociaux et de toutes les origines politiques à l’exception bien sûr des Verts et des mouvements extrémistes. Le ciment qui les réuni, c’est la défense de leur passion, de leur tradition et de leur liberté de chasseur.

Si certains parmi nous ont eu des expériences politiques dans telles ou telles formations politiques, aujourd’hui, ils ont fait le choix clair de n’avoir qu’une seule étiquette, celle de DDC. Néanmoins, notre porte reste ouverte à tous les chasseurs quelque que soit leur ancienne carte politique.

Pour clore ce débat, nous publions dans ce journal, des extraits de deux décisions de justice, l’une contre le CPNT, l’autre contre un journaliste qui nous avait qualifié de « sous-marin de l’extrême droite » La justice a clairement défendu notre indépendance et elle ne manquera pas de le faire à chaque fois que ce sera nécessaire!

Pourquoi DDC s’est transformé en mouvement politique ?

Dans notre pays, tout passe malheureusement par la politique. Le CPNT utilise la chasse pour faire de la politique. Nous à l’inverse, nous avons décidé d’utiliser la politique non pour faire une carrière politicienne mais pour défendre la chasse. C’est pourquoi en 2002, la décision de passer la vitesse supérieure a été prise par notre bureau directeur en présentant des candidats aux élections législatives.

Nous avons trouvé des femmes et des hommes volontaires pour porter nos couleurs dans plus de 90 circonscriptions réparties dans 37 départements.

Il était important de connaître notre poids tout en affirmant notre différence avec le CPNT qui aujourd’hui n’a plus le monopole! Comme le souligne le journal Sud Ouest, dans de nombreux départements, DDC représente 50% du vote chasse.

Et même dans plusieurs circonscriptions comme en Dordogne ou en Lozère, nos candidats sont arrivés devant ceux de St Josse, la preuve que Droit de Chasse existe bel et bien!.

Nous avons également des élus qui siégent dans des conseils municipaux et même au sein du Conseil Régional de PACA (voir l’article consacré au conseiller régional de Droit de Chasse )

Et en terme d’adhérents, cela représente combien ?

Nous comptons à ce jour près de 10. 000 chasseurs sur nos fichiers.

Demain, que comptez-vous faire ?

Nous continuons notre implantation dans la plupart des régions françaises avec pour objectif de mener des actions importantes visant à faire entendre la voix des chasseurs. Chaque fois que la chasse sera attaquée, nous serons présents.
Et comme 2004 sera une nouvelle année électorale, nous devons être présents dans le débat politique.

C’est pourquoi, notre mouvement sera en lice aux élections européennes dans les deux régions du sud avec l’objectif d’avoir un véritable élu au Parlement européen. Une grande tournée d’information est programmée pour aller à la rencontre de nos amis chasseurs. Et vous avez entre les mains, le premier numéro de « Chasse Populaire » notre publication publiée à plus de 50 000 exemplaires.

La presse vous surnomme aujourd’hui, le « José Bové » de la chasse, qu’en pensez-vous ?

Suite à ma condamnation et celle de plusieurs militants de Droit de Chasse par le tribunal d’Aix-en-Provence, la presse m’a donné ce surnom que j’accepte bien volontiers. En effet, DDC s’est illustré à de très nombreuses reprises par des actions spectaculaires comme des opérations péages gratuits, interpellations d’élus politiques ou l’organisation de manifestations.

Dernièrement, nous avons bloqué symboliquement le TGV-Méditerranée pour protester contre la décision de fermeture de la chasse aux migrateurs. Opération réussie car nous avons relancé le débat grâce aux médias qui relaient largement nos actions. Le revers de la médaille a été les lourdes condamnations prononcées à notre encontre, mais je vous rassure, elles n’ont pas entamé notre détermination.

Pour conclure ?

J’invite toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans nos actions afin de défendre réellement et efficacement la chasse populaire, à nous rejoindre.

Posté par Giorgio Freda à 20:44 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires sur Entretien avec Franck VIDAL, Président de Droit de Chasse

    ursa cabana jaja !

    Vive le droit de chasse ! moi je chasse les sangliers a l'ancienne avé lé couteau! et ouais msieur le president! le 28janvier 2009 aura lieu avé lé amis du bollet de porto de veccio la chasse d'un sanglier de 655kilos accompagné d'un concert de chant corse en plein air, jus de myrthe a volonté ! aller et vive la corse la chasse et la pougniette! corsica olasa oooooooooh jougabalou !

    Posté par le corse, 16 mars 2009 à 19:45 | | Répondre
  • eh ! oh ! c'est encore le corse, pour la date je me suis trompé, escusé c'est l'effet du 15eme apéro de la journée, donc c'est pas le 28janvier mais le 28juin, a porto veccio amenez des bombes des fusils sniper des obus de 55mm, impasse des chataignes, yvan colona sera la! eh ! oh ! viva corsica peruccini rubrosvka alla yoyo !

    Posté par le corse, 16 mars 2009 à 19:50 | | Répondre
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